Koala Grimpe

Retour sur un stage calanques mémorable

Ce lieu si cher à mon coeur.

Il y a des endroits qui marquent à vie. Celui ci en est un, c’est surement dans la liste du patrimoine de l’UNESCO de tout grimpeur qui se respecte. Un peu comme la « verte » pour les alpinistes.

Alors emmener des grimpeurs tous justes débarqués dans le sport la bas c’est comme un pèlerinage que tout un chacun devrait avoir la chance de vivre un jour.

Pour cette première édition, j’avais à coeur d’aller explorer le beau caillou étincelant de la calanque de Sormiou et son bec. Des échos de cet itinéraire tout en traversée au ras de l’eau et d’une grotte mystérieuse me sont parvenu au gré de mes passages en terre méditerranéenne. Radio grimpe fonctionne merveilleusement bien entre les moniteurs pour cela…

Nous avons donc profité d’une météo magnifique et d’un mistral présent mais supportable. Et la traversé de l’extrême bec fut à la hauteur de nos attentes : pas trop de marche d’approche, pas trop difficile, un décor splendide et personne (sauf un petit groupe en sens inverse, il fut bien agréable de faire la causette pendant leur passage sur la petite tyrolienne installée par leur gentil guide Alex).

Le 2eme jour, un peu de fatigue mais une grande motivation pour la troupe et l’envie de leur faire découvrir une des plus belle traversée des Calanques : la traversée Ramond et son trou du Canon.

Une vrai marche d’approche toujours interminable pour rallier la calanque d’En Vau et sa jolie crique (1h30 et 8 km tout de même…), un soleil de plomb et… surprise ! Un trou du canon deséquipé !!

Mais c’est aussi ça le travail de la monitrice d’escalade : savoir s’adapter et réfléchir à la meilleure option possible. L’accès se faisant désormais par la brèche de Castelvieil, nous avons rallié la traversée par un petit rappel sur un arbre.

Puis l’aventure commence et se déroule tel un serpent de mer dans le très beau rocher du plateau de Castelviel : dédale de couleurs orangées, de formes variées et de vagues étincelantes sous les pieds. C’est du terrain semi équipé et la végétation nous aura précieusement gardé de la chute à l’eau, bien que le soleil tapant fort, un rafraichissement n’aurait pas été de refus.

Cette traversée reste un itinéraire sauvage et reste selon moi réservée à des grimpeurs expérimentés. Terrain d’aventure, expositions et gaz des grandes parois d’envergure. L’éloignement, le vide, le manque de réseau en font un itinéraire grandiose. Après plusieurs heures de traversées, 2 longueurs verticales plus tard, et un rappel, nous étions de retour à la calanques d’En Vau.

Il fallait maintenant marcher les 8 km de chemin. Alors pour les prochains : armez vous d’anecdotes et d’histoires en tous genres parce que c’est long …! Et puis de l’eau, beaucoup d’eau, et puis des pieds et des pieds de rechanges 😉

Un immense merci à l’accueil chaleureux de Bernadette et Philippe et à leurs histoires merveilleuses sur le patrimoine des calanques.

Un immense merci bis à Denis et Lenny pour leur confiance et leur touchante relation père/fils.

Un immense merci tertio pour la courageuse Céline, qui a su nous suivre partout sans (presque) se plaindre, mais vu l’état de ses jambes, elle avait bien le droit !!

Hâte de refaire ce séjour dès l’année prochaine.

A bientôt!

Magaly

 

Grimpeur
Attention pour ne pas tomber je suis à la lettre les cours de Magaly : les bonnes manips dans cette vidéo